PRINGY, vivre en ville à la campagne

Située au cœur du parc naturel régional du Gâtinais français, Pringy est à 10 minutes en voiture de Melun. Elle est dirigée par Éric Bonnomet, Maire depuis 2008.
Un centre-ville en pierres de meulière, un habitat qui ne dépasse pas trois niveaux, un parc de 9 hectares, véritable poumon vert au centre de la commune : c’est la facette rurale de Pringy.
La Commune allie douceur de vie à la campagne et services urbains avec ses commerces de proximité, ses équipements scolaires et sa zone commerciale et industrielle. Elle propose aussi un tissu associatif riche d’une quarantaine d’associations. Aujourd'hui la ville évolue pour répondre à l’évolution de sa démographie tout en conservant son caractère authentique.

Un peu d’histoire :
Très tôt la commune vit s’installer l’homme sur son territoire. Des haches, des pierres polies, des pointes de flèches trouvées lors de travaux témoignent de cette présence lointaine.
Avec l’homme, apparût le spirituel qui allait profondément marquer la commune.
Bien avant l’ère chrétienne, des assemblées druidiques se tenaient à Pringy auprès d’un chêne sacré., rebaptisé « chêne de la Vierge Noire » au moment de la christianisation, c’est en l’honneur de la « Bonne Dame » de Pringy qu’a lieu depuis des temps immémoriaux, le second dimanche de septembre, le traditionnel pèlerinage de la Vierge Noire.
Pendant 30 ans, la ville a utilisé ce weekend spirituel pour organiser un spectacle pyrotechnique vivant, qui a rassemblé parfois jusqu’à 18 000 spectateurs.
L’actuelle Mairie, était depuis le Xème siècle un bien religieux.
A partir du XIXème siècle et jusqu’en 1975, il a été habité.
Depuis cette date, la commune de Pringy a acheté les bâtiments, les annexes, le parc et la Mairie, où sont désormais accueillis les habitants, associations et les services municipaux.

PARC DE PRINGY : « la mémoire romantique du 19e siècle »

Sertie à la marge d’un parc paysager de plus de 9 hectares, l’ancienne « maison de campagne » du Comte de Vaudreuil, maire de Pringy au milieu du 19e siècle, est aujourd’hui un charmant hôtel de ville « très bien environné ». La commune de Pringy recèle en effet l’un des plus beaux écrins de « nature en ville » du département grâce à ses élus qui l’ont protégé des appétits fonciers. Jouant avec l’un des coudes de la rivière École et les lisières forestières, les paysagistes « naturalistes », inspirés par l’époque romantique, ont su alterner, entre ombres et lumières, des prairies et des espaces boisés, des miroirs aquatiques et des sous-bois. Ils ont dispersé au fil du tracé de la rivière un kiosque couvert de chaume, un pont japonais, un vivier, alimenté par une source : une succession de « paysages » inspirés par la peinture, et préservés grâce à une gestion attentive.
D'après certains historiens, si certaines vierges sont noires, c’est qu’à l’origine ce furent d'antiques représentations de déesses mères, rebaptisées vierges noires à l'aube du christianisme. La cérémonie que rendaient les Celtes à certaines divinités, fontaines ou arbres, n'a pu être détournée qu'en consacrant au culte nouveau les mêmes éléments. C’est probablement au pied du chêne de la vierge noire que se tenaient à Pringy les assemblées régionales de druides. La légende dit qu'au 13e siècle, une statue d’une vierge noire fut découverte dans un chêne. Le lendemain de son installation dans la chapelle construite à son intention, elle était revenue dans son chêne. À la suite de ce « miracle », une cérémonie de translation fut organisée et des pèlerinages s’y déroulèrent régulièrement.
Origines monastiques…
À l’origine, le parc a vraisemblablement servi de domaine au Prieuré Notre-Dame de Pringy, dont on sait qu’il faisait partie à la fin du 11e siècle de l’important Prieuré Saint-Martin des Champs de Paris »,confie Alain Sauret, historien. « Un inventaire mentionne, au 17e siècle, demeure, cloître et chapelle, clos de murs, toujours présents. Le parc comprenait des bois, quelques arpents de vigne et de prés, et deux petites fosses à poissons. Avant d’être acquis par Charles-Philippe de Rigaud, Comte de Vaudreuil, le prieuré et son domaine sont l’objet de longues rivalités entre le seigneur de Montgermont et le Prieur Alleaume jusqu’à la fin du 18e siècle. Le Comte de Vaudreuil lègue l’empreinte paysagiste de son époque au domaine, un charme que lui conserveront ses propriétaires successifs, ainsi que la Commune, qui en a fait l’acquisition en 1975 ».
Une volonté naturaliste
Pour acquérir et entretenir le Parc de Pringy, la Commune consent à réaliser une parcelle constructible sur la partie la moins boisée du domaine. Cette concession permet d’engager un véritable plan de gestion. Il a été confié à un agent de l’Office National des Forêts, Philippe Drouet, qui a travaillé en parfaite complémentarité avec deux paysagistes du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement, Michel Collin et Bertrand Deladerrière. De cette complicité, naîtra une convention (1996/2006). La diversité paysagère et forestière du parc sera privilégiée, malgré la tempête de 1999, qui détruisit près de 30 % des arbres remarquables, dont une allée de Marronniers séculaires et de nombreux Frênes. Conserver des taillis sous futaie n’est pas encore compris par tous, alors que ce choix favorise, entre autres, la nidification des petits passereaux, dont les Rossignols, qui enchantent la ramée ». Aujourd’hui, le Parc de Pringy accueille de nombreux promeneurs, des fêtes et des activités pédagogiques. Le promeneur peut reconnaître et admirer de nombreuses essences locales dans la partie forestière : le Chêne rouvre, le Chêne pédonculé, le Frêne, le Charme, le Merisier, l’Erable sycomore, le Noyer, le Cornouiller, l’Aubépine, le Noisetier… L’allée sinistrée par la tempête a été replantée de Marronniers, et le sentier de grande randonnée parcourant le parc bordé d’Erables champêtres. Un arboretum s’ébauche également, grâce aux mains vertes des enfants des écoles. Les premières essences que l’on peut observer dans cette collection plus « exotique » sont le Mélèze du Japon, le Chêne écarlate, le Hêtre pourpre, le Gingko biloba et le Métaséquoia Hu & Cheng.
De biens belles flâneries en perspective !


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